Dans le projet en cours au boulot, le client, qui prendra la suite des développements, a explicitement demandé que les commentaires soient en français.

Demande compréhensible, mais qui me demande un peu d’adaptation, tant j’ai l’habitude d’écrire ceux-ci en anglais – et les premiers jours, il m’a vraiment fallu faire un effort de traduction.

Mais, ô joie, cela m’a permis de placer le mot « adelphes », pour « siblings » !

Je crois que c’est la première fois (dans mes souvenirs en tout cas) que je me réveille d’un cauchemar en criant. Pas un hurlement, non, juste une vocalisation de la peur qui m’a saisie. Et oh boy que j’étais contente de revenir dans le monde réel… (et j’ai fait peur à l’Amoureux que j’ai réveillé brusquement)

Il y avait une, non, deux grosses araignées et le fait que l’une d’elle vienne délibérément vers moi a été le déclencheur.

Point positif, la bête en question semblait faite de céramique, donc assez… peu naturelle : ça m’a aidée à sortir complètement du rêve.

Ça fait quelques semaines que j’utilise la grammaire inclusive (« visiteur⋅se⋅s », « iel », etc) sur OpenClassrooms, personne m’a encore rien dit \o/

Bon, la vraie victoire sera quand ce sera complètement automatique pour moi, et surtout quand les autres commenceront à l’utiliser :3

Le texte de Kevin Merigot Je ne suis pas né anarchiste m’a beaucoup touchée. Il a résonné en moi. Fort. Et j’ai envie de réagir.

J’ai été misogyne, d’une misogynie internalisée, le genre qui te fait dire « oué moi je suis pas comme les autres », « je suis pas une vraie fille, je suis comme vous *clin d’œil à mes potes garçons* ».

J’ai été anti-féministe, parce que woh ça va bien les hystériques ? Et votre façon d’écrire « les français-e-s », pouah.

J’ai été raciste, « le racisme primal », celui qui fait qu’on a « peur des gens différents », celui qu’on a tous au fond de soi, faut l’avouer, hein ?

J’ai été homophobe, un peu comme pour le racisme, les « différents » – mais plus par ignorance qu’autre chose.

Aujourd’hui, je suis féministe, parce que ça me concerne, en tant que femme. Parce que ça concerne notre société tout entière, construite sur la domination (des hommes cis sur les femmes, des cis sur les trans, des hétéros sur les homos – et des riches sur les pauvres). Parce que je comprends qu’on doit changer les choses – même si je ne sais pas (encore) comment faire.

Aujourd’hui, je suis pour l’égalité des droits pour tous, comme le dit Kévin bien mieux que moi. Même si ya du boulot à faire en moi-même de tous les côtés, qu’il serait bien que je milite pour de bon au lieu de lire et de me dire « mais oui ! ».

Et je ne comprends pas très bien qui est cette personne que j’ai été.

Trois chats d’un coup en sortant de la résidence ! J’ai caressé le matou tigré roux, le tabby gris mince comme une feuille de maïs, et puis le troisième, blanc et noir, costaud, est arrivé, dispersant les autres. Ils sont partis, nonchalamment (c’est des chats, hein) mais rapidement (ça devait être un dominant).

Fin avril, j’ai démissionné de mon travail, pour tout un tas de raisons. Et une des dernières choses que m’a dit mon patron, c’était :

Si tu ne trouves pas de travail… si tu veux, tu peux revenir.

Trois mois après, ça me fait toujours chaud au cœur de repenser à ce moment, à cette phrase.

Je n’ai pas été toujours à la hauteur, ya des choses que j’ai mal faites, mon patron m’a dit plusieurs fois qu’il y avait des points à améliorer dans mon travail… mais il m’a dit aussi qu’il voyait un grand potentiel et que parfois ça le frustrait de ne pas arriver à m’aider à le développer. Et je pense avoir apporté beaucoup, aussi.

Trois mois après, je n’ai pas encore retrouvé de boulot, et cet ancien travail-là est trop loin de là où je vis, ce n’est pas envisageable. Et c’est dommage. Parce que je profiterais bien de sa proposition… vous me manquez, bande de gens.

Cela fait un peu plus de 5 ans que nous sommes ensemble, l’Amoureux et moi. Je me rappelle soudainement que la première fois où nous nous sommes rencontrés « en vrai », après près d’un an de discussion via le net, ma tante, chez qui nous avions mangé, m’avait dit qu’elle avait eu l’impression qu’on était amis d’enfance, qu’on se connaissait depuis 10 ans. Marrant, cette perception du temps. Et au fond, ces deux faits n’ont rien à voir entre eux :D